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Comment retoucher ses photos comme un professionnel

How to Edit Photos Like a Pro for Beginners - 00
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Si une photo peut sembler réussie au premier regard, la postproduction permet souvent de la rapprocher de la perfection. C’est pourquoi la retouche photo fait pleinement partie du travail du photographe.

Même avec une excellente maîtrise des techniques nécessaires pour créer de belles images, la retouche constitue une étape essentielle qui permet d’aller au-delà du résultat initial. Elle offre un nouveau regard sur la photo, mais aussi la possibilité d’y apporter une touche personnelle.

La phase de postproduction met en valeur le souci du détail du photographe et sublime l’image. Elle permet de modifier facilement un élément ou une zone précise, d’intensifier la luminosité d’un paysage afin d’en révéler les reliefs, ou encore de mieux faire ressortir les traits délicats d’un portrait. Il existe différentes techniques qui, une fois maîtrisées, permettent d’obtenir un rendu visuel digne d’une photographie professionnelle.

How to do photo retouching 2

Choisir un logiciel de retouche photo

La première étape consiste à choisir un logiciel de retouche photo. Ce choix doit avant tout reposer sur les besoins du photographe, plutôt que sur les seules performances du logiciel. Pour déterminer l’outil le mieux adapté, il est utile de se poser quelques questions :

  • La retouche sera-t-elle réalisée sur un Mac ou un PC Windows ?
  • Combien de photos devront être retouchées ?
  • À quelle fréquence le logiciel sera-t-il utilisé ?
  • S’agira-t-il de retouches simples et rapides ou de modifications plus avancées et créatives ?
  • Quelles sont les fonctionnalités indispensables pour obtenir le résultat souhaité ?

 

Une fois ces questions clarifiées, et selon le budget consacré à l’achat d’un logiciel de traitement d’image, plusieurs possibilités s’offrent au photographe. Parmi les logiciels performants les plus populaires figurent :

  • Lightroom ;
  • Luminar Neo;
  • Capture One ;
  • Photoshop ;
  • DxO PhotoLab ;
  • Apple Photos.

 

Quelques principes de base permettent de simplifier le travail et d’éviter certaines erreurs. Avant chaque étape de traitement, il est essentiel de :

  • sauvegarder la photo originale et veiller à ne travailler que sur des copies ;
  • recadrer l’image afin de retoucher une photo dont la composition et le cadrage sont équilibrés, sans éléments indésirables.

 

Il est également fortement recommandé de dupliquer et de sauvegarder les images originales au format RAW sur différents supports : disque dur, cloud, ordinateur, etc. L’idéal est de conserver au moins trois copies à l’aide de plusieurs méthodes de sauvegarde.

Une fois la copie créée, le recadrage correctement effectué et la composition équilibrée, il reste encore une étape essentielle à accomplir.

Calibrer l’écran de travail

Les photos retouchées à l’aide d’un logiciel doivent apparaître aussi fidèlement que possible à l’écran. Or, il est possible de travailler sur un écran mal calibré et d’obtenir un rendu différent d’un support à l’autre. Que les images soient ensuite publiées en ligne ou exposées, les couleurs doivent rester fidèles à la réalité et correspondre à celles perçues par les spectateurs.

Un calibrage précis ne peut pas être réalisé uniquement à l’œil, au risque d’obtenir un résultat faussé. La solution idéale consiste à utiliser un logiciel ou une sonde de calibration performante avant de commencer la retouche. Cela permet de travailler dans les meilleures conditions possibles et d’obtenir un rendu plus cohérent.

Régler la balance des blancs

Un photographe expérimenté sait prendre en compte la quantité et la nature de la lumière présente dans une scène, ainsi que celle qui atteint le capteur numérique de son appareil reflex, hybride ou bridge. Le réglage de la balance des blancs est l’une des corrections les plus importantes, car l’appareil peut interpréter la lumière différemment de l’œil humain.

Maîtriser la balance des blancs fait partie des premières compétences techniques à acquérir. Lors de la prise de vue comme en postproduction, elle permet de corriger les dominantes de couleur et d’ajuster les tons selon l’effet recherché, pour obtenir une image plus naturelle, plus chaude ou plus froide.

Le contraste

Modifier le contraste entre les zones claires et sombres permet de mettre en valeur certains éléments que l’œil du photographe n’avait pas nécessairement perçus au moment de la prise de vue, mais qu’il souhaite révéler. Une bonne gestion du contraste peut intervenir à deux étapes : lors de la prise de vue, puis en postproduction afin d’améliorer la qualité et l’atmosphère de la photo.

Dans un premier temps, le réglage du contraste peut servir à améliorer le rendu d’une image. Il permet ensuite de créer une émotion et une ambiance plus précises. Modifier les contrastes offre notamment la possibilité de :

  • faire ressortir le sujet par rapport à l’arrière-plan ;
  • mieux différencier les zones claires des zones sombres ;
  • créer des jeux de textures entre le sujet et le décor ;
  • améliorer la clarté et la définition de l’image.

 

L’ensemble de ces ajustements permet de créer une harmonie entre les couleurs et les contrastes, pour obtenir un résultat de meilleure qualité.

La saturation

Plus une photo est saturée, plus ses couleurs sont intenses et éclatantes. À l’inverse, une faible saturation atténue les couleurs et rapproche progressivement l’image des tons gris. Selon le niveau de saturation choisi, le photographe peut modifier l’atmosphère générale de la photo.

La gestion de la saturation constitue donc une étape importante lorsque le photographe souhaite rendre une image plus captivante. Cette technique peut également servir à mettre en valeur une zone précise. Par exemple, un sujet volontairement plus saturé que l’arrière-plan attirera davantage le regard du spectateur.

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Bien utiliser l’histogramme

Pour comprendre pleinement ce qu’est un histogramme et savoir comment l’utiliser correctement, il faut d’abord en donner une définition.

En photographie, l’histogramme est un outil essentiel qui permet au photographe d’obtenir des informations sur l’exposition d’une image. Autrement dit, il représente la répartition des tons sombres, moyens et clairs. Il peut être très utile de configurer son appareil afin d’afficher l’histogramme après chaque prise de vue. Sur certains appareils récents et performants, cette option est activée par défaut.

La partie gauche de l’histogramme correspond aux pixels sombres, tandis que la partie droite représente les pixels clairs. Les tons intermédiaires se trouvent au centre. Un photographe qui souhaite renforcer les zones sombres d’une image devra donc augmenter la proportion de pixels situés vers la gauche. À l’inverse, pour obtenir une image plus lumineuse, il faudra déplacer davantage d’informations vers la droite. Pour obtenir un résultat optimal, il est également important d’analyser et d’ajuster soigneusement l’histogramme pendant la retouche.

Pour conclure, la postproduction fait pleinement partie de l’art photographique. Parmi les nombreux réglages et traitements possibles figurent la suppression d’éléments indésirables, l’application de filtres, la correction des yeux rouges ou encore la création d’effets de mouvement et de profondeur. Cependant, le photographe doit avant tout mettre ses compétences techniques et son sens de l’esthétique au service de chaque prise de vue. La maîtrise d’un ou de plusieurs logiciels de retouche ne doit pas faire oublier son savoir-faire principal : prendre des photos.

Enfin, il faut garder à l’esprit qu’une retouche excessive peut nuire à l’image. Une photo trop modifiée s’éloigne de l’objectif initial, qui consiste à la mettre en valeur. Transformer exagérément la texture de la peau, la couleur des yeux ou la teinte des dents fait partie des erreurs fréquentes à éviter. Il en va de même pour les couleurs ou la luminosité lorsqu’elles deviennent trop éloignées de la réalité. Ces modifications importantes peuvent néanmoins être justifiées lorsqu’elles correspondent à un choix artistique assumé.

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