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5 conseils pour protéger vos photos en ligne contre la copie

Tips for Protecting Your Photos Online from Copying - 00
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Il faut être créatif et posséder de solides compétences pour créer de belles images. C’est l’un des aspects essentiels du métier de photographe professionnel.

Mais une fois que les photographes ont fait connaître leur talent et commencent à publier leurs photos en ligne, ils sont confrontés à une menace importante : le vol d’images et l’usurpation d’identité. En effet, sur les 3 milliards d’images échangées chaque jour sur Internet, 85 % le seraient de manière illégale.

Le nombre de copies illégales qui échappent encore aujourd’hui au droit d’auteur prouve que de nombreux photographes ne connaissent pas les mécanismes de protection existants pour les aider à se prémunir contre ces abus. Il est donc important de les faire connaître le plus largement possible, afin de permettre à chacun de mettre en place la solution la mieux adaptée à ses besoins et de limiter les dommages. Voici quelques conseils pour vous aider à éviter le vol de photos en ligne.

Réduire la taille et la qualité des photos

Il existe plusieurs actions permettant d’éviter que les images publiées sur le web soient détournées de leur usage initial et utilisées à d’autres fins. La première consiste à réduire leur taille. Plus une photo est grande, plus les usages possibles sont nombreux, et plus le risque d’emprunt ou de vol est élevé. Il est donc préférable d’exporter les images destinées à une utilisation en ligne dans une taille de 600 ou 700 pixels, jusqu’à un maximum de 1 000 pixels sur le côté le plus large.

En réduisant la taille des images, on obtient un taux de compression plus élevé et une qualité moindre. Il est également possible d’agir directement sur la compression des fichiers lors de l’export depuis un logiciel de retouche photo. C’est un excellent moyen de contrôler la taille finale d’une photo, son rendu, et de l’enregistrer dans des formats standards adaptés au web. Bien sûr, ces mesures n’empêchent pas totalement le vol d’images, mais associées à d’autres actions, elles limitent fortement les usages malveillants, notamment en ce qui concerne l’impression.

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Désactiver le clic droit sur le web

La plupart des navigateurs proposent de nombreuses fonctionnalités destinées à améliorer l’expérience utilisateur. L’inconvénient, c’est que les photos deviennent alors plus vulnérables au vol. Par exemple, avec un simple clic droit sur une image, n’importe qui peut l’enregistrer dans sa galerie : c’est la façon la plus rapide de télécharger des photos. Heureusement, il existe des moyens assez simples de limiter ce risque.

Sur un site portfolio, une solution simple consiste à insérer un extrait de code JavaScript qui désactive le menu contextuel. Cependant, désactiver complètement le clic droit bloque également d’autres fonctionnalités utiles du navigateur. Pour éviter cela, il est préférable d’utiliser un attribut directement dans la balise HTML de l’image. Dans ce cas, le clic droit est désactivé uniquement sur les images, et non sur le reste de la page.

Cela dit, cette méthode présente un autre inconvénient : la plupart des navigateurs modernes permettent aux utilisateurs de désactiver JavaScript. Pour éviter cela, vous pouvez créer une page à la racine de votre site, appelée erreur js.html, afin d’indiquer aux visiteurs que JavaScript doit être activé pour poursuivre la navigation. Cette approche est assez radicale et n’est pas toujours recommandée, car elle peut réduire le trafic de votre page. Dans de nombreux cas, il est plus simple d’utiliser des plateformes d’hébergement comme WordPress, qui proposent des options intégrées pour désactiver le clic droit sur les images.

Même si le clic droit est la méthode la plus courante pour copier des photos, il en existe d’autres. Il est donc important de mettre en place des mesures complémentaires pour limiter le vol d’images, comme :

  • Désactiver le glisser-déposer des images dans Firefox.
  • Empêcher l’affichage de la barre d’outils des images dans Internet Explorer.

Ajouter un filigrane à vos photos

Une méthode particulièrement efficace pour protéger vos photos consiste à appliquer un filigrane : une signature visuelle qui indique clairement que l’image n’est pas libre d’utilisation. Cette opération peut être réalisée manuellement ou automatiquement à l’aide d’un logiciel de retouche photo. Il existe plusieurs types de filigranes, ce qui laisse aux photographes la liberté de marquer leur travail comme ils le souhaitent.

Une approche courante consiste à intégrer votre nom ou votre logo. C’est une solution simple et élégante, surtout lorsqu’elle est placée discrètement dans un coin de l’image. Cependant, d’autres types de filigranes peuvent être plus intrusifs, nuire à la beauté de la photo ou masquer des détails importants. Même si l’objectif d’un filigrane est de décourager les utilisations non autorisées, il est important de trouver le bon équilibre entre protection et esthétique.

En pratique, un filigrane sert surtout de moyen de dissuasion. Il permet d’identifier le propriétaire légitime de l’image, mais ne garantit pas une protection totale. Une personne ayant quelques compétences de base sur Photoshop pourrait toujours le supprimer et revendiquer faussement la paternité de l’image. Pour éviter cela, il est préférable d’intégrer également les informations clés de propriété et de copyright directement dans les métadonnées du fichier image.

Compléter vos données EXIF et IPTC

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Les photographes sont vivement encouragés à compléter leurs données EXIF (Exchangeable Image File Format) et IPTC (International Press Telecommunications Council) afin de protéger leur travail contre le vol ou toute autre forme d’utilisation abusive. Il s’agit de métadonnées intégrées directement dans le fichier image. Les données EXIF fournissent des informations sur la manière et le moment où l’image a été créée, tandis que les données IPTC servent principalement à renseigner les informations relatives à l’auteur. Bien qu’essentiels, ces champs sont souvent négligés ou ne sont pas toujours entièrement pris en charge par certains logiciels de retouche.

Ces données peuvent être ajoutées directement depuis l’appareil photo ou ultérieurement dans un logiciel de post-production comme Lightroom, Luminar ou Capture One. Les informations peuvent donc être saisies au moment de la prise de vue, ou lors de l’importation et de l’organisation des images. Selon le logiciel utilisé, l’accès à ces métadonnées peut être plus ou moins simple : taper « EXIF » ou « IPTC » dans le menu d’aide permet généralement de les retrouver rapidement. À défaut, il peut être utile d’explorer les menus manuellement pour localiser les champs concernés.

En définitive, compléter les données EXIF et IPTC est essentiel. Cela permet non seulement d’identifier l’origine d’une image, mais aussi de faciliter la prise de contact avec son auteur légitime. À bien des égards, ces informations agissent comme un filigrane numérique. Toutefois, contrairement à un filigrane visible, elles sont intégrées de manière invisible dans le fichier, ce qui permet de préserver l’intégrité et l’apparence de la photo.

Faire valoir ses droits d’auteur

Une photo est une œuvre de l’esprit. À ce titre, elle est soumise au droit d’auteur. Le texte juridique de référence dans ce domaine est l’article L112-1 du Code de la propriété intellectuelle. Il stipule que : « L’auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d’ordre intellectuel et moral ainsi que des attributs d’ordre patrimonial (…) ».

Si les photos sont protégées par défaut par le droit d’auteur en France, ce n’est pas le cas dans tous les pays. Aux États-Unis, par exemple, la loi ne reconnaît pas l’un des composants du droit d’auteur tel qu’il existe en France, à savoir le droit moral, et impose au propriétaire d’une image d’accomplir certaines formalités pour être reconnu comme auteur. Cela signifie qu’il doit pouvoir apporter une preuve formelle qu’il détient les droits d’auteur sur l’œuvre publiée. Pour cela, la Convention universelle de 1952 a introduit une innovation majeure : le copyright.

Le copyright garantit une forme de protection dans tous les États signataires de cette convention. Une photo portant cette mention ne peut pas être utilisée sans le consentement de son propriétaire ou de ses ayants droit. Cela apporte donc une protection supplémentaire. Il est ainsi conseillé aux photographes, qu’ils soient débutants, intermédiaires ou professionnels, de procéder à un dépôt de copyright afin de faire valoir leurs droits sur leurs créations.

Même si l’usage du copyright n’a pas de portée juridique particulière en France, le web n’a pas de frontières. Autant déposer ses œuvres afin de pouvoir faire valoir ses droits en cas de problème. Pour effectuer un dépôt de copyright, trois possibilités existent :

  • un site de dépôt en ligne ;
  • un notaire ;
  • l’INPI, l’Institut national de la propriété industrielle.

En conclusion, en photographie, la protection des images est un enjeu majeur. Certaines mesures peuvent être mises en place plus rapidement que d’autres. L’accumulation de plusieurs dispositifs de protection permet également d’obtenir de bons résultats.

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